N° 332 Semaine
du 26 mai au 1er juin 2012

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Notre histoire
Encore un colloque sur l’histoire, notre histoire, mais qui se tient de l’autre côté de la Méditerranée. Même si d’éminentes personnalités nationales y prennent part et interviennent par le biais de conférences édifiantes, il reste que ce genre de débats aurait davantage gagné à être organisé ici, en terre d’Algérie. Ce rendez-vous important est à mettre à l’actif d’une association inconnue au bataillon et dénommée «Association des élèves de sciences politiques pour le Monde arabe» ! Pour dire que le caractère peu prégnant de l’organisateur confère à cet important colloque une sorte de portée officieuse qui n’engage que ses intervenants, fussent-ils d’augustes personnalités et des voix autorisées, à l’instar de M. Benjamin Stora qui surfe avec une extrême habileté entre deux rives. L’historien très médiatisé a toujours développé dans ses très nombreux ouvrages consacrés à la guerre de libération nationale une distance et une objectivité qui cadrent mal dans l’approche de cette colonisation qui a été très lourde en vies humaines. Aujourd’hui, un demi-siècle après la fin de la guerre, il est de bonne guerre d’équilibrer les culpabilités et de mettre sur un pied d’égalité oppresseurs et oppressés en insistant particulièrement sur des évènements étrangement remis à l’ordre du jour ces dernières années, comme le «massacre des harkis» ou les méfaits des poseurs de bombes… Il y a pourtant une vérité qui outrepasse la volonté des hommes et des historiens, celle d’un pays qui en a colonisé un autre en se maintenant par la terreur, le déni identitaire, les massacres à grande échelle, le déracinement de populations entières et la spoliation des terres. Que d’éminents universitaires viennent aujourd’hui nous parler de «dégâts collatéraux », voilà, n’est-ce pas, qui relève de la mauvaise foi manifeste. Les massacres commis par le colonialisme sont à inscrire dans le chapitre de crimes contre l’humanité et les victimes comptabilisées dans les rangs de l’armée coloniale sont le résultat d’un peuple qui s’est défendu. Cependant, s’il y a un reproche à faire, c’est à nous qu’il faut l’adresser : en continuant à occulter des pans très importants de notre histoire, nous la laissons à la merci des contrefacteurs.
N. B.

Le village du Palestinien
Deux éminentes personnalités se rendues en Israël, la première Ferhat Mehenni, pour des raisons politiques, la seconde Boualem Sansal pour des raisons littéraires. Ainsi si le ténébreux président autoproclamé de «la République de Kabylie » s’est rendu dans un Etat considéré comme un criminel de guerre, on comprend qu’il cherche une reconnaissance de ses fantasmes, dut-il la chercher auprès d’un pays qui massacre dans l’abomination des enfants tous suspectés de devenir des combattants. Mais qu’un écrivain de talent se rende à un colloque en prenant soin de distinguer d’entre le politique et l’éminemment artistique, il commet là une grave erreur de jugement en conférant à la littérature un caractère de neutralité qu’elle ne possède pas. Et le géant de la poésie mondiale Mahmoud Darwich en sait quelque chose, lui qui est mort la plume dégoulinant du sang des petits martyrs de l’Intifada. Boualem Sansal a assurément un immense talent et ses romans font autorité dans la planète littéraire. Mais il a eu la malencontreuse idée de se croire au-dessus de toutes les mêlées idéologiques, convaincu que sa notoriété et son statut de conteur le mettaient à l’abri des prises de position, celles-là desquelles le vieux Ferré disait que «le poète d’aujourd’hui doit être d’un parti». Le prix Nobel Allemand Gunther Grass a lui pris le parti de la Palestine et est désormais déclaré persona non grata en Israël. Le philosophe Noam Chomsky, d’origine israélienne, est interdit de séjour dans son pays natal pour avoir dénoncé la politique exterminatrice du sionisme. Mais notre Boualem Sansal qui a commis un roman, «Le village de l’Allemand», qui dénonce l’itinéraire d’un ancien nazi réfugié en Algérie, a eu les grâces de l’Etat hébreu et de toute l’intelligentsia sioniste qui fait et défait les carrières littéraires et artistiques en France, dont le sulfureux Bernard-Henry Lévy qui fait office de gourou dans le Paris littéraire. Même le charismatique Abbé Pierre fut maudit par la diaspora juive lorsqu’il eut le malheur de déclarer que «les juifs n’avaient pas le monopole de la douleur». M. Sansal, lui, vient de franchir un pas qu’il aurait été avisé de ne pas franchir. Il y a trop de gosses Palestiniens qui meurent sous les bombardements des drones. Qui écrira le village du Palestinien ?
K. A.

BELFORT LE GRAND BAZAR DES TELEPHONES PORTABLES
Entre affaires et contrefaçon
Des locaux commerciaux alignés de part et d’autre de la ruelle, des centaines de citoyens qui font le tour des magasins, de nombreux véhicules en quête de stationnement, des vendeurs proposant toutes sortes de téléphones portables neufs et d’occasion. Tout cela se passe à Belfort, près d’Alger.Lire la suite...]
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GOUVERNEMENT INTERIMAIRE ET INSTALLATION DE LA NOUVELLE ASSEMBLEE
La politique des petits pas
Le président de la République a mis fin aux fonctions des ministres devenus députés, avant même que ces derniers n’aient eu éventuellement à déposer leurs démissions. La nomination d’un Premier ministre après les résultats définitifs des législatives ne semble pas, ainsi, constituer l’option d’urgence du président.
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A L’OREE DE L’OUVERTURE DE LA SAISON ESTIVALE
Une panoplie de destinations
Les agences de voyages offrent en cette période de vacances une panoplie de destinations à des prix étudiés. Et de plus en plus, les Algériens choisissent à l’avance leur destination et restent souvent fidèles à des agences dont ils estiment que les prestations répondent à leurs attentes.
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M. DJAMEL-EDDINE ZOUAKH, DIRECTEUR DE L’ENSSMAL
«Mettre fin à la dégradation du milieu marin»
l’organisation de cette journée d’étude sur la diversité biologique ?
M. Djamel-Eddine Zouakh : On a organisé cette journée d’étude dont le thème a porté sur la biodiversité marine. C’est une journée scientifique à laquelle ont participé plusieurs associations et de nombreux étudiants afin d’apporter un complément de connaissances sur les éléments qui menacent la flore marine. Le but recherché est la sensibilisation dans le domaine de la biodiversité marine en Méditerranée, notamment sur les côtes algériennes. Toutes les communications ont touché les différents aspects de la biodiversité, notamment l’aspect réglementaire, l’aspect biologique, et d’autres communications viendront compléter cette thématique pour atteindre notre objectif.
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3E FESTIVAL DE LA CREATION FEMININE
Le costume sous toutes les coutures
La 3e édition du Festival national de la création féminine, qui s’est ouverte mercredi dernier, en présence de la ministre de la Culture, Mme Khalida Toumi, est consacrée aux accessoires du costume, à savoir les bijoux, les foulards, les étoles, les coiffes et les éventails.
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SIESTE
Savoir recharger ses batteries
Bien dormir, ce n’est pas forcément faire la grasse matinée ou des nuits de dix heures. Pour être en forme, l’idéal est de respecter son horloge interne, très variable d’un individu à l’autre.
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SON MAINTIEN ETANT ASSURE DEPUIS PLUSIEURS JOURNEES
La JS El-Biar s’offre une ultime victoire
Tomber de rideau pour le championnat de la division Régionale II. Parmi les équipes ayant ambitionné l’accession au début de la saison, la Jeunesse Sportive d’El-Biar (JSEB) a été, certainement, la moins régulière avec un parcours en dents de scie qui a finalement contraint les dirigeants à remiser leurs ambitions au placard.
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HOMMAGE A HACHEMI GUEROUABI
L’interprète d’El-Herraz immortalisé
L'Association culturelle El-Hachemi Guerouabi vient de naître, à la grande satisfaction des mélomanes, de tous ceux qui ont gardé une estime considérable et un souvenir inaltérable de l’interprète «d’«El-harraz», «El-Barrah» et tant d’autres chansons qui ont conquis les publics les plus exigeants.
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EDITION DU MUSEE NATIONAL DU BARDO
Deux nouveaux ouvrages sur le patrimoine
La direction du Musée national du Bardo, qui accorde beaucoup d’importance à la documen tation, vient de publier un ouvrage intitulé «Sculptures préhistoriques sahariennes, Tassili N’ajjer-Ahaggar» et un catalogue portant le titre «Les bijoux funéraires protohistoriques d’Algérie».
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